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Plissements tectoniques

Appelations

Appelations

Plissements tectoniques

Eres géologiques

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4

1


Le Système méditerranéen catalan, également connus sous le nom de Cordillères côtières, est un double système d'alignements montagneux plus ou moins parallèles : la Cordillère pré-littorale et la Cordillère littorale.


Les deux chaînes qui forment le système sont séparées par une fosse tectonique, zone de dépression connue sous le nom de dépression pré-littorale.


Les deux cordillères parallèles du  système méditerranéen Catalan s'étendent du sud-ouest au nord-est. Au sud-ouest, les chaînes de montagnes font le lien au niveau de Tortosa entre la montagne de l'Épine et le système Ibérique. Au nord-est elles s'appuient sur les contreforts des Pyrénées.

Les Pyrénées et les cordillères côtières délimitent un espace plus où moins plan nommée dépression centrale :

  • la cordillère pré-littorale est l'alignement intérieur qui va de l'embouchure du Ter jusqu'à Montsia. Elle présente les sommets les plus hauts du système. Avec 1 712 m d'altitude, le mont de l'Homme, au Montseny est le pic le plus haut ;
  • la Cordillère littorale est l'alignement extérieur. Il est parallèle à la côte et s'étend depuis la plaine de l'Empordà jusqu'à Tarragone. Ce massif est plus bas. Son point culminant est le Montnegre avec 763 m d'altitude.


Géologiquement, le système est très complexe. Il est le résultat du soulèvement tectonique d'un massif ancien d'une longueur de 300 km.

On différencie deux grands secteurs séparés par le Llobregat. Le secteur nord est constitué par des matériaux paléozoïques et cristallins, alors que le secteur sud est formé par des sédiments mésozoïques et tertiaires.

  

L'arc de Gibraltar est une zone géologique correspondant à la cordillère arquée qui entoure la mer d'Alboran (située entre la péninsule Ibérique et l'Afrique). Il est formé par les cordillères Bétiques (Sud de l'Espagne), y compris le rocher de Gibraltar, et le Rif (Nord du Maroc).


Le plus haut sommet de la région est le pic Mulhacén (3 482 m), dans la cordillère Bétique. Les précipitations sont principalement recueillies par les fleuves Guadalquivir (au nord de la cordillère Bétique) et Sebou (au sud du Rif).


La formation de cette chaîne montagneuse est liée au rapprochement entre la plaque africaine et la plaque ibérique durant le Tertiaire (depuis 65 millions d'années), mais les mécanismes qui l'ont modelée sont encore sujets à débat chez les géologues et les géophysiciens.


La problématique géologique de cette région réside dans le fait que l'empilement de matériau de la croûte terrestre eut lieu en même temps que l'extension de la croûte qui donna naissance à la mer d'Alboran. Cette simultanéité de compression et d'extension tectoniques implique l'existence de forces tectoniques générées dans la région elle-même, indépendamment de celles transmises depuis les plaques africaines et ibériques. Des différentes tentatives pour expliquer ces forces on peut déduire au moins 4 modèles alternatifs proposés pour expliquer la formation de l'arc de Gibraltar et de la mer d'Alboran.


À une époque plus récente, durant la crise de salinité messinienne au cours de laquelle s'assécha une grande partie de la Méditerranée (il y a environ 5 millions d'années), la région constitua un pont entre les deux continents et donna par conséquent lieu à un échange biologique.


Les cordillères Bétiques sont un ensemble de systèmes montagneux qui s'étendent au sud de la péninsule Ibérique, depuis le golfe de Cadix jusqu'à Alicante et les Baléares. Elles font partie de l'arc de Gibraltar et sont composées des cordillères subbétique, pénibétique (contenant la sierra Nevada espagnole), prébétique et de la sierra de Tramontana.



Les Pyrénées forment une chaîne E-W de 400 km de long, culminant au Pic d'Aneto (3400m) sur le versant espagnol. Elles se prolongent à l'W par la chaîne cantabrique, entièrement espagnole. A l'E, elles sont interrompues par l'effondrement récent du golfe du Lion mais une partie d'entre elles se retrouvent dans la chaîne provençale.


Elles résultent de la collision du bloc ibérique et de la plaque européenne.

En reconstituant les paléogéographies successives de l’Atlantique nord depuis le Crétacé inférieur en partant des bandes d'anomalies magnétiques liées aux bandes de basalte disposées symétriquement de part et d'autre de la dorsale (Ce qui représente en effet la croûte océanique fabriquée de façon symétrique par cette dorsale), on peut déduire les mouvements relatifs de ce bloc par rapport à l’Europe depuis une position située à 250 km au NW de sa position actuelle (il y a 110 Ma).

Il y a donc eu un mouvement de translation se faisant à la vitesse moyenne de l'expansion océanique, soit 1 cm/an, mais qui s'accompagne d'une certaine rotation du bloc ibérique provoquant l'ouverture du golfe de Gascogne à la manière des deux branches d'un compas.

Au Crétacé supérieur, l'Espagne était à 100 km au sud de sa position actuelle. Au début du Tertiaire, elle est remontée vers le nord du fait du mouvement de l'Afrique, provoquant ainsi le plissement de la zone de coulissement, donc celui des Pyrénées. La rotation évoquée du bloc ibérique explique aussi que la collision commence par l'Est (Pyrénées orientales) à la fin du Crétacé et se propage ensuite vers l'ouest à l'Eocène.

 

La zone de coulissement est le secteur névralgique des Pyrénées. Elle n'était pas à fond océanique car on ne trouve pas d’ophiolites dans la chaîne. On pense donc plutôt à une zone à croûte continentale amincie, affectée d'un faisceau de failles décrochantes qui évolueront ultérieurement en failles chevauchantes lors de la contraction finale.



La Meseta centrale est l'unité de relief la plus ancienne de la péninsule Ibérique, dont elle occupe la plus grande partie de la superficie. Son origine remonte au massif hespérique, constitué lors du cycle hercynien au paléozoïque. Ce massif fut aplani par l'érosion au mésozoïque, et devint une pénéplaine qui constitue le socle de l'actuelle Meseta. Celui-ci fut altéré à l'ère tertiaire par le mouvement orogénique alpin et l'érosion et la sédimentation du quaternaire.

À l'ère tertiaire, l'orogénie alpine affecta l'ancien Massif hespérique, en altérant ses rebords, et en provoquant l'apparition du Massif galicien, des Montagnes de León et des Montagnes basques, ainsi que le plissement de ses rebords : la Cordillère Cantabrique au nord, le Système ibérique au nord-est et la Sierra Morena au sud. Cette orogénèse produisit le choc de la plaque africaine contre la plaque eurasienne, qui eut pour conséquence de comprimer au centre les restes du massif hespérique, et, partant, la fracture du socle qui vit alors surgir les Monts de Tolède et le Système Central. Par ailleurs, les restes du massif basculèrent vers l'ouest, et furent soumis plus tard à un processus de sédimentation, plus flagrant à l'est.


Le résultat final de ces processus géologique est un plateau d'une altitude moyenne de 600 mètres. Néanmoins, l'altitude moyenne de la Submeseta nord (Submeseta norte), au nord du Système central, est plus importante que celle de la Submeseta sud (Submeseta sur). Le processus de sédimentation est plus avancé sur le côté oriental de la Meseta ; les matériaux durs et cristallins originels du Massif hespérique sont plus visibles sur le côté occidental.


La conception de la Meseta centrale vue comme un haut-plateau séparé du reste de la péninsule et située au centre de cette dernière est relativement récente et remonte au XIXe siècle. C'est Alexander von Humboldt qui évoqua pour la première fois l'existence de cette unité de relief centrale de l'Espagne.

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